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La majeure partie des hauts plateaux se trouve dans le district de Plaines
Wilhems qui comprend 4 municipalités dont Beau Bassin- Rose Hill,
Quatre Bornes, Vacoas- Phoenix et Curepipe. L’origine du nom de ce
district proviendrait d’un colon hollandais, Willem Willemsz qui occupait
la seule propriété sur les hauts plateaux. Les français
nommèrent ainsi le plateau central Plaines de Wilhems qui devint
ensuite, Plaines Wilhems. La population de Plaines Wilhems est la plus dense
de l’île ; dès le 19ème siècle (1860),
fuyant la chaleur et l’air putride de Port Louis où la malaria
tuait colons et esclaves sans discrimination, une partie de la population
s’engagea dans une sorte d’exode vers l’intérieur
de l’île qui offrait un climat plus frais et sain. Des avenues
ombragées et des rues bordées de haies fraîchement taillées
témoignent aujourd’hui encore du sentiment qu’il fait bon vivre dans les hauts plateaux.
Beau Bassin- Rose Hill
En partant de Port Louis, dans la direction du sud, au bout de 10 Km environ,
se trouve la ville de Beau Bassin- Rose Hill qui compte 95 000 habitants.
La ville a été jumelée en 1896 et elle indique bien
la succession des colons français, puis anglais sur l’île.
Avant d’arriver au centre de la ville, faites une découverte
éblouissante : le jardin Balfour. En effet, ce jardin offre une vue
sur une cascade plongeant avec fracas dans une gorge étroite et luxuriante.
En haut de cette gorge se trouve « Le Thabor », une magnifique
maison blanche tel un château surplombant un paysage de rêve.
C’est la propriété du diocèse portlouisien
où le catéchisme est enseigné aux personnes de foi
chrétienne. Le pape Jean Paul II y séjourna lors de sa visite
à l’île Maurice en 1993. Ses grandes espaces verts, ses
arbres centenaires, le bruit doux de ses ruisseaux en font un vrai havre
de paix. Son Hôtel de Ville a été bâtit en 1927. Il possède une belle pelouse et une fontaine, œuvre
d’art réalisée par des artistes mauriciens dont Serge
Constantin et Neermab Hurry. Dans les environs se trouvent
d’autres institutions culturelles. Ainsi du théâtre du
Plaza qui a une histoire intéressante ; Il fut construit et inauguré
en 1933. A cette époque on y faisait des projections cinématographiques.
Aujourd’hui le théâtre du Plaza a son calendrier de spectacles
où s’enchaînent concerts de musique, de chants en tous
langues, music-halls…A voir également, la galerie Max Boullé ou se déroule
divers vernissages et où expose une bonne palette d’artistes
de l’île et même de la région.
Face à l’Hôtel de Ville, se situe une surprenante église
Sacré Cœur de Montmartre érigée en 1880. A l’angle
de la rue Célicourt et de la Route Royale se trouve l’église
Notre Dame de Lourdes. Plus loin sur la même route, se trouve la gare
routière où grouille toutes sortes de commerces ambulants
; des malles remplis au ras bord de goyaves de chine rouge et jaune, des
fritures sucrées et salées ; d'autres fast-food sur roues vous
proposeront des casse croûtes comme des mines frits, des boulettes
de viande cuites à la vapeur ou encore des « dhol puris ».
Vous y trouverez, entre autres, une poste, une petite bâtisse en pierre,
une ville arabe offrant des objets pèle mêle comme des articles
de plage, des vannerie, du prêt-à-porter. Moka
Au pied de la montagne Ory, découvrez la maison Eureka de style
coloniale enlacée dans son jardin magnifique et sa ravine luxuriante
et sauvage. Vous pourrez tout aussi bien découvrir le site que déguster de délicieux mets traditionnels créoles
et des cocktails au fruits rafraîchissants dans un petit coin au
paradis. La visite vaut le coût !! L’Institut Mahatma Gandhi, véritable hommage rendu à ce grand penseur, est un symbole d’échange
culturelle entre l’île Maurice et la grande péninsule.
Quatre Bornes
En continuant à prendre le chemin vers le sud, la prochaine ville
est Quatre Bornes qui obtint son statut de ville en 1895. Quatre Bornes
se situe entre la colline Candos et la montagne du Corps de Garde ; c’est
une ville principalement résidentielle (70 000 habitants) où
il y a peu de monuments ayant un intérêt historique ou culturel.
Sa route principale est comme pour toutes les villes et villages de Maurice
bordée de tabac-J, de complexes commerciaux, de marchands de gâteaux
piments. On y trouve aussi un marché de légumes et de viandes
ainsi qu’une foire qui s’anime particulièrement les
jeudis et les dimanches ; des t-shirts bon marché de grande marque
y attirent les touristes et les mauriciens, des sacs faits avec du
cuir de « croco » où avec du raffia dégagent aussi
un certain charme. Au pied de la montagne Corps de Grade, est érigé
un fabuleux temple tamoul vieux de plus de 150 ans. Des centaines de statuettes
de figures de la mythologie hindoue, sculptées par des artisans
indiens très habiles à créer une harmonie de couleur
et de détails, ornent les murs du temple. Chaque année, à
l’occasion du « cavadee », des pèlerins arrivent
de tous les coins de l’île pour gravir les 200 marches menant
à ce temple et prier le dieu « Muruga ». Certains
des pèlerins portent le cavadee, qui est une structure en bois
décorée avec de petites branches de feuilles, des fleurs
et des limons jaunes que l’on porte sur l’épaule. Certains
dévots se transpercent la langue et la peau du torse avec de longues
aiguilles, la croyance étant que la ferveur et la foi permettent de
ne ressentir aucune douleur.
Vacoas- Phoenix
A 4 Km de Quatre Bornes se trouve la ville jumelée de Vacoas- Phoenix.
En arrivant de Port Louis au rond point de Phoenix, un centre d’activité
s’offre à vous où se trouvent l’hypermarché
Jumbo, une brasserie et le seul endroit de l’île où
on souffle le verre, le Mauritius Glass Galery. La route B3 mène
à Vacoas, ce nom provient sans nul doute du fait que la région
autrefois abondait de cet arbre local. Le climat à Vacoas est très
frais et cela est démontré par la présence d'une végétation verdoyante.
Une petite forêt de sapin vous accueillera au musée de la
SMF (Forces Mobiles Spéciales), bâtiment massif en pierre
qui fut un entrepôt de rhum au 19ème siècle. Vous
pourrez y découvrir des souvenirs d’ordre militaire tels
des fusils, uniformes et autres matériels d’intervention
utilisés par ce corps paramilitaire depuis sa création en
1968. Situé à proximité, le Gymkana Club
offre à ses membre et aux visiteurs un parcours de golf de 18 trous
avec son club house et son bar restaurant.
Curepipe
Au sud du Trou Aux Cerfs se trouve la ville de Curepipe, son Hôtel
de Ville, un bâtiment datant du 19ème siècle est de
style colonial. Son église Sainte Thérèse (1872)
est immaculée au milieu de cette ville froide. Sur la Route Royale,
se dresse une grande bâtisse en pierre grise, c’est le collège
Royale de Curepipe qui fut bâtit en 1912. Curepipe a aussi son jardin botanique.
Bien qu’il soit plus modeste que celui de Pamplemousses, les curepipiens
n’en sont pas moins fiers. Ce jardin n'occupant pas plus de 2 hectares
de terre, est planté de palmiers, lataniers, palmistes bouteilles
et autres fougères toutes plus prestigieuses les une que les autres.
Dans un enclos on peut même voir des bois d’olive, tambalacoque
et bois de natte….des trésors de botanique.
Floréal
Située à une certaine altitude, Floréal offre un
cadre de vie très agréable et donc très prisé
par les mauriciens. L’origine de son nom provient du fait que la
flore à Floréal est très luxuriante, bien que cette
flore soit très maîtrisée de nos jours afin de fournir de magnifiques
jardins aux heureux propriétaires de terrains. En ce qui concerne
le statut de Floréal, le quartier se situe sous la juridiction de la ville
de Curepipe. Plusieurs ambassades de services s’y sont
installées. C’est en effet le quartier « bon chic bon
genre » de l’île. Vous trouverez aussi un musée
du tricot dans la galerie commerciale du groupe Floréal Knitwear,
ainsi que des boutiques exposant les diverses collections. Sur la route
qui relie Floréal à Curepipe, se trouve Trou Aux Cerfs,
un ancien cratère de 300m de diamètre, témoin de
l’activité volcanique il y a quelques millions d’années
sur l’île. Ce cratère offre un excellent point
de vue sur toutes les régions avoisinantes ; à l’ouest
on peut voir la montagne du Rempart, aussi appelée «Trois
Mamelles » et au nord ouest la montagne Saint Pierre.
Grand Bassin
A 2 Km de Pétrin, vers l’est, se trouve Grand Bassin, le
« Ganga Talao » pour les mauriciens de foi hindou. Comme son
nom le suggère, Grand Bassin est un grand lac qui occupe le cratère
d’un volcan. Au 19ème siècle, l’île Maurice
comptait déjà une population de travailleurs indiens à
qui il manquait un lieu de culte leur rappelant la rivière sacrée
du Gange, lieu de purification de l’âme. En 1897, un prêtre
hindou, Shri Jhummon Giri Gosagne, eut une vision où il vit que
les eaux de Grand Bassin s’écoulaient de la rivière
Gange. Cette vision fera le tour de l’île et convaincra chaque
année, à l’occasion de la célébration
du Maha Shivarathree, quelques milliers de pélerins de se
déplacer à pieds pour aller se recueillir dans le temple
et se purifier avec l’eau sacrée de Grand Bassin. Outre son
aspect purement spirituel et religieux, Grand Bassin est aussi un site
naturel très riche avec de joyeux occupants, les singes, qui n’ont
pas peur de s’approcher des passants qui voudraient bien leur donner
un fruit à déguster. |