La période apportant la plus grande quantité de pluie à
l’île s’étend du mois de décembre au mois d'
avril. En effet, c’est pendant l’été que l’île
est arrosée par d’épaisses bandes nuageuses très
humides, souvent associées à des cyclones tropicaux qui traversent
notre région. Les pluies sont alors torrentielles, mais ne durent pas
plus de quelques jours. La pluviométrie enregistrée en ces
périodes par la station météorologique nationale peut
aller jusqu’à 3900 mm3. En hiver, c'est-à-dire à
partir du mois de mai et jusqu'à octobre, la pluviométrie est à
son minimum. Quoi qu’il en soit, les occasionnels anti-cyclones peuvent
apporter un peu de pluie dont le volume reste nettement inférieur
à celui des pluies en période estivale et cyclonique.
Une importante
considération quand on parle de pluviométrie à Maurice
est qu’il existe de très grandes variations dans la pluviométrie
dépendant du relief de la région concernée. Ainsi une
pluviométrie allant de 5 000 mm3 peut être enregistrée
sur le plateau central alors que seulement 1 000 mm3 seront enregistrés
sur la côte ouest en même temps. A Maurice, bien qu'on ne puisse
pas faire réellement une distinction entre une saison des pluies
et une saison sèche, la pluviométrie présente cependant
un maximum durant la période entre février et
mars et un minimum au mois d’octobre.
Le pays peut faire face à des sécheresses graves qui peuvent
se prolonger pendant des mois comme cela fut le cas en 1998 et où
les récoltes de canne à sucre furent nettement diminuées.
Néanmoins, le besoin en eau du pays ne représente qu’environ
25% de la pluviométrie et les autorités mauriciennes ont réalisé
l’importance d’avoir de très bons systèmes de
captage tel le « Midlands Dam » récemment construit.