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La musique traditionnelle du pays est sans conteste le
séga. Cette musique née au temps de l’esclavage
était un exutoire pour les esclaves déracinés
de leurs pays. Le séga, tel qu’il se chantait et réunissait
des gens autour d’un feu, a survécu au développement
du pays et aux changements des modes de vie et aujourd’hui on l’appelle
séga typique. Ce type d’événement se pratique
souvent, comme à Rivière Noire, village côtier, où
les gens du village se réunissent autour d’un feu sur la
plage pour boire un coup, pour chanter et danser le séga. Parmi
les instruments traditionnels utilisés par les ségatiers,
il y a la « ravanne », percussion faite à
partir de peau de chèvre et qui produit un son chaleureux et entraînant
; le « triangle », et la « maravane
», boîte en fer blanc contenant des graines de « collier-cipaye
» qui produit un son particulier lorsqu’on le secoue.
L’emblème
du séga : Ti Frère
Une figure emblématique du séga mauricien fut «
Ti Frère », ce vieil homme à la voix rauque et espiègle,
au regard vif et portant inconditionnellement son chapeau « la paille
» a bercé tous les mauriciens avec ses mélodies «
Rosetta », « Papidou » ou « Anita ». Il
reste une inspiration musicale pour beaucoup.
Le séga a en effet beaucoup évolué, d’une part
pour prendre une forme plus commerciale, tel le séga chanté
dans les hôtels, et d’autre part pour effectuer des rencontres
musicales. Le « segea » fut une rencontre entre le séga
et le ragea de Bob Marley. De nouveaux métissages sont aussi apparus
de l’adjonction de nouveaux instruments pour chanter le séga,
comme le tabla et le sitar de L’Inde où encore la guitare
électrique et des percussions Européens.
Quelques
chanteurs actuel
Sandra Mayotte, Négro pou la vie, Cassiya, Menwar ; Le sagaï
est un rythme qui remet le séga typique au goût du jour.
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