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Certains auteurs mauriciens comme Malcolm de Chazal ou
encore Marcel Cabon ont marqué l’histoire
de la littérature à Maurice par leurs œuvres qui parlent
de l’identité mauricienne. Aujourd’hui, la littérature
mauricienne a su garder sa vitalité ; on l’a vu à
travers l’actualité durant ces dernières années.
L’île Maurice était plusieurs fois à l’honneur
lors de sacrements d’auteurs mauriciens. A titre d’exemple,
le prix du concours Radio France du livre de l’océan Indien
2000 fut décerné à l’auteur mauricienne Shenaz
Patel pour son roman « Portrait Chamarel ». Ce même
roman avait déjà obtenu en 1999 le prix Jean Fanchette-
roman. Toutefois les auteurs mauriciens se plaignent du manque de reconnaissance
de leurs œuvres ; il est très difficile de se faire publier
à Maurice, tel est la déclaration de nombreux écrivains
mauriciens. Avec le manque de logistique bien établie, il est difficile
de voir l’émergence de nouveaux talents dans le milieu littéraire.
Les maisons d’édition à Maurice sont pourvues de petits
moyens et ne peuvent promouvoir les auteurs dans d’autres pays.
Comme le fait ressortir le directeur de Grand Océan, maison d’édition
mauricienne, la solution à ce problème résiderait
peut être dans une stratégie régionale, une alliance
entre les petites maisons d’édition pour pouvoir mieux promouvoir
les écrivains mauriciens. Une bonne manière de faire publier
son œuvre à Maurice est sans doute de se faire remarquer lors
d’un concours littéraire où le manuscrit primé
est publié. Les thèmes récurrents chez les auteurs
contemporains à Maurice sont la recherche de l’identité,
l’exil et l’évolution des mœurs de la société
mauricienne à travers les siècles. La littérature
à Maurice est principalement francophone, mais de plus en plus
les auteurs écrivent en mauricien, c'est-à-dire en créole.
Les auteurs anglophones, de bhojpuri et d’hindi sont peu nombreux
mais produisent des œuvres aussi méritantes.
Les
classiques : Marcel Cabon et Malcolm de Chazal
Les auteurs considérés comme classiques dans la littérature
mauricienne sont entre autres Marcel Cabon et Malcolm de Chazal. Cabon
est surtout très connu pour son roman « Namasté »
qui met en valeur la société pluri culturelle de Maurice
qui fait aussi face à des difficultés avant de pouvoir transcender
ses préjugés pour atteindre une certaine harmonie. Il mettait
en valeur la littérature francophone venu de l’Océan
Indien, tel que les œuvres de Sengor ou de Flavien Ranaivo. Il avait
une prédilection pour les écrivains universels, portes parole
du peuple comme Dickens, Victor Hugo ou encore Hector Malot. Cabon s’engageait
dans la vie politique du pays, et prêchait la réconciliation,
le rassemblement des classes de la population. Ainsi parla-t-il lorsqu’il
fut interviewé sur la chance de se faire publier; « Même
l’Académie mauricienne n’a pu obtenir de l’aide,
ni de l’Etat ni de personne, pour la publication des œuvres
de nos écrivains, mais ici elle est à blâmer, car
elle serait sans doute arrivée à ses fins si elle avait
élargi ses cadres pour inclure tous les meilleurs écrivains
mauriciens qu’elle que soit la langue qu’ils utilisent. ».
Cabon appréciait aussi l’inter culturalité, le mariage
des culture; quoi de plus naturel dans un pays tel que le nôtre.
Des auteurs comme Hazareesingh et d’autres auteurs indo mauriciens
démontraient déjà cette particularité qui
fait la richesse de la littérature. Son roman « Namasté
» illustrera cette recherche d’inter culturalité. Ainsi,
il écrivit sur la fête de divali ; « La vieille Inde
de Krishna et de Radha, de Rama et de Sita enseigne au monde que la poésie
est l’essence première de toutes choses, l’eau de régénérescence.
Il aimait aussi les vieux contes en créole qui se racontaient comme
« Tention Caïman » et croyait en la valeur culturelle
de ce folklore. Malcolm de Chazal, est surtout connu pour avoir transcendé
les tabous et préjugés de la culture mauricienne de son
époque pour pouvoir écrire librement, avec un style décidemment
avant-gardiste, parfois mystique et surtout philosophique. « Le
jour où l’homme a perdu sa poésie, il a perdu Dieu
» déclare cet auteur.
Jean
Marie Le Clézio
Il vit en France mais se dit nourrit de légendes et de la culture
mauricienne. Il a reçut le prix Renaudot pour son roman «Le
Procès Verbal » à l’âge de 23 ans en 1963,
on lui doit entre autres « Voyages à Rodrigues », «
Printemps et Autres Saisons », « Mondo et Autres Histoires
» et « Le chercheur D’or et la Quarantaine ».
Ses livres ont été primés plusieurs fois en France
et ont été traduit dans plusieurs langues. Autre œuvre
du même auteur, « Dodo l’enfant », une nouvelle
éditée dans la collection Maurice.
Ananda
Devi, la féminité dans la littérature mauricienne
Elle fut très tôt remarquée. Ses œuvres traitent
surtout de la condition féminine à maurice. On lui doit
entre autres, le recueil « Le poids des êtres », «
Rue de la Poudrière », « Le voile de Draupadi »,
« Moi, l’interdite » pour lequel elle reçut le
prix Radio France en 2001, « Pagli », et tout dernièrement
« Soupir ». Elle fut parmi les finalistes du prix Renaudot
en France pour ce roman « Soupir ». L’histoire se déroule
dans un village de Rodrigues nommé soupir ; vivant dans la misère,
ses habitants rêvent d’une vie meilleure. Ils veulent cultiver
du gandia sur une colline. Arrivés sur la colline, les villageois
se trouvent confrontés à leur propre image, à ce
qu’ils ont oublié, à leurs délires. Interviewée
à ce sujet, l’auteur déclara « le prix n’est
pas un aboutissement mais une grande reconnaissance du monde littéraire.
C’est un cadeau précieux qui se reflète sur le renouveau
de la littérature mauricienne. » et d’ajouter que «
il existe maintenant une voix neuve de l’Océan Indien et
de l’Afrique au cœur de la littérature. » Le Prix
Renaudot qui fut créé en 1926, a récompensé
73 ouvrages littéraires dont « Le procès-verbal »
de Jean Marie Le Clézio.
Barlen Pyamootoo
Barlen Pyamootoo est devenu une figure incontournable de la littérature
en langue française. Auteur des romans « Bénarès
» et « Le tour de Babylone » qui est en faite la réédition
d’un livre jusqu’ici ignoré, il est surtout directeur
d’une maison d’édition mauricienne, AlmA, qui tente
de donner enfin la place qu’elle mérite à la littérature
mauricienne. Cette maison d’édition a lancé des livres
tels « Polyte » et « La Bec-Bouloire » d’Auguste
Esnouf ou encore « La poupée de chair » d’Arthur
Martial.
Arthur
Martial
Né en 1899 sur une propriété sucrière d’Alma,
Arthur Martial y passera une grande partie de sa vie. Cet auteur observera
la vie des camps, et traitera dans ses œuvres de l’incompréhension
qui règne entre les propriétaires des plantations et leurs
laboureurs. En outre, il démontre une vraie passion pour la langue
française et voue une admiration quasi religieuse à la France.
Il fut révolté par l’armistice signé le 18
juin 1940 par le maréchal Pétain. Il fréquente très
tôt le Cercle littéraire de Port-Louis. Il est l’un
des collaborateurs de réguliers de L’ « Essor »,
organe du cercle, et fait paraître sous le pseudonyme de Pierre
Nohel, des critiques, opinions et chroniques dans le journal du pays,
« Le mauricien ». Ses premières publications littéraires
sont des contes, « Il était une fois » et « À
l’ombre du vieux moulin ». Son premier roman, « La poupée
de chair », sera édité en 1931 à Maurice, puis
chez Eugène Figuière, à Paris, en 1933, augmenté
d’une préface de l’écrivain Savinien Mérédac.
Ses œuvres sont entre autres, « Sphinx de bronze », «
Grand Port » et les pièces de théâtre «
La pénitente », « Mirages » et « En un
acte ». Arthur Martial est décédé à
Vacoas en 1951.
Le
théâtre et la poésie : Yusuf Kadel, Henri Favory et
Dev Virassawmy
Auteur de pièces de théâtre et notamment des œuvres
« Septembre Noir » et « Bagdad Blues », il a obtenu
le prix Jean Fanchette –théâtre en 1994. Henri Favory
et Dev Virassawmy ont marqué les planches du théâtre
mauricien.
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