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Comme tout peuple d’immigrants, qui quitte ses terres natales,
le peuple mauricien n’a pas voulut abandonner ses croyances religieuses
en laissant derrière lui la terre de ses ancêtres des quatre
continents dont l’Inde, la Chine, l’Afrique et l’Europe.
Ainsi l’eau du lac Ganga Talao, à Grand Bassin aurait comme
source le Gange, rivière sacrée de l’Inde où
viennent se purifier chaque année à l’occasion de
MahaShivahatree, des milliers de Mauriciens de foi hindou après
un très long pèlerinage, parfois traversant toute l’île.
Bien que chaque fête religieuse soit célébrée
par chaque communauté, il y a une vraie participation de la part
de toutes les communautés et ces fêtes deviennent presque
des fêtes nationales. Ainsi, à Maurice, toutes les communautés
fêtent la Noël et ne manquent pas de décorer un Casuarina
en guise de sapin. Pour le « divali » , ce ne sont pas seulement
les hindous qui illuminent leurs maisons de « diya » (lampe
de terre cuite qu’on allume en l’honneur du dieu Ram), mais
tous les mauriciens peuvent faire de même. Le paysage mauricien
est d’ailleurs fait de temples hindouistes, de mosquées,
d’églises et de pagodes bouddhistes.
Les célébrations religieuses à Maurice prennent
parfois des allures très exotiques car se mêlent à
l’eau de mer et aux parfums exotiques des fleurs tropicales, le
citron de Maurice et les senteurs orientales venus de l’Inde et
de la Chine.
Les fêtes religieuses sont :
En janvier - février ; Thaipoosam Cavadee
Le « Cavadee » est une tradition millénaire dravidien
du sud de l’Inde. Cette célébration tamoule marque
la fin de dix jours de jeûne qui sont nécessaires à
la fin de la préparation des pénitents qui, le jour dit,
vont se réunir dès l'aube dans les jardins de différents
temples et commencent leurs purifications. Les hommes se perceront la
langue, certains vont même jusqu’à se couvrir le dos
d’hameçons d’où pendent des limons. Les femmes
vêtues de robes teintes en fuchsia n’auront que la langue
percée et porteront le bol remplit de lait, appelé «
saumboo ». Les hommes vont porter les cavadees, structures de bois
richement décorés de feuilles de manguier, de fleurs et
de citrons et desquelles pendent à chaque extrémité,
un « saumboo », bol en cuivre remplit de lait . Le dévot
devra ensuite se purifier jusqu’à la rivière et reviendra
jusqu’au temple. Les pèlerins avançant pieds nus,
envahiront ensuite les rues des villes et villages, précédés
des pompiers qui aspergent le goudron brûlant d’eau. Arrivés
au temple, les dévots délivreront leurs saumboos de lait
et leurs aiguilles. Le prêtre versera ce lait sur les divinités.
En février ; La fête du Printemps (le nouvel an chinois)
On assiste en cette période à d’extraordinaires danses
du dragon exécutées par des danseurs très agiles
et à des pétarades très impressionnants dont le but
est de chasser tous les mauvais esprits. Pour la fête du printemps,
le grand repas familial, un vrai festin où les 10 plats sont préparés
à la manière des anciens, est de tradition.
En février – mars ; La fête du Maha Shivahatree, le
Holi et Ougadi
En août – septembre ; La fête de Ganesh Chaturth
En octobre – novembre ; La fête des morts, la fête
du Divali, et Ganga Asnan. Le Divali, fête de la lumière, célèbre la
victoire du bien sur le mal. Comme en Europe, la fête des morts est fêtée à
Maurice par la communauté chrétienne. En cette période,
les cimetières ressemblent alors à de vrais jardins fleuris.
Certains poseront sur la tombe d’un parent un verre de rhum oo une
cigarette allumée, que selon la croyance, viendra consommer son
âme.
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