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    nature>Dodo
   
 

Le dodo est une espèce d’oiseau qui ne vivait qu’à Maurice et qui ne survécu pas à la colonisation de l’île par les hommes. De nombreux mythes lui sont associés et il est vite devenu un symbole de l’île Maurice auprès des autres pays du monde. C’est en effet l’image d’un oiseau paresseux et maladroit avec un bec tout à fait impressionnant mais qui a toutefois un air attendrissant que l’on garde du dodo.

Le DODO, de la famille des aphanapteryx , est un oiseau mythique qui semblait sortie de l’imagination fertile du voyageur. La découverte d’ossements à la Mare aux Songes par un anglais, Georges Clark, mit fin à l’opinion critique et sceptique entourant l’existence même de l’oiseau emblématique de l’île. Après près d’un demi-siècle, il n’y avait plus de doute ; non seulement le dodo avait bien existé, mais il n’a existé qu’à Maurice, c’était un des rares spécimens indigènes de la faune mauricienne.
Le dodo fut décrit par les colons hollandais et observateurs anglais comme un oiseau fort disgracieux et à l’allure maladroite. A l’âge adulte, il atteignait la taille d’une dinde et pouvait peser jusqu’à 50 Kg. Son plumage était assez court et duveteux et sa couleur grisâtre. La tête, protubérante et d’allure puissante était munie d’un bec massif qui ne dédaignait pas les graines les plus coriaces. D’un seul coup de bec, paraîtrait-il, le dodo pouvait déchiqueter la coque du pananus (Vacoa), variété de plante indigène. Ce bec si puissant, lui servait aussi à se défendre contre les agressions qu’il pouvait subir. D’ailleurs, le récit d’un hollandais, Pieter Willem Verhuffen ou Verhoeven qui séjournait sur l’île en 1611 décrit un incident où un de ses hommes, en essayant de capturer un dodo se vit infligé de vilains coups de bec qui laissèrent de graves blessures sur ses bras et ses jambes. Sa tête couverte de petits duvets blanchâtres, paraissait chauve. Ses yeux inquisiteurs, bougeant de gauche à droite lui donnaient cet air maladroit et confus. Les ailes du dodo étaient rudimentaires, ne permettant pas à l’oiseau de s’élever à plus de quelques centimètres du sol !
Sir Thomas Herbert l'évoque dans son ouvrage intitulé ; « A relation of One Year’s Travels in Africa and Asia, 1677) qui pourrait se traduire par ; Récit d’un Voyage d’une Année en Afrique et en Asie, 1677. Dans ce récit, Thomas Herbert dit que le dodo pouvait presque ne pas faire partie de la tribu des oiseaux, n’étant muni que de trois à quatre petites plumes toutes courbées et de surcroît épaisses.
Le dodo avait, pour en quelque sorte compléter son image originale, une petite touffe blanche et duveteuxse en guise de queue.
Quant au mode de vie du dodo, l’oiseau n’évoluait qu’au sol, étant donné son incapacité à voler. On pouvait le rencontrer dans des clairières et à la lisière des forêts. On peut l’imaginer dandinant à travers les feuillages secs cherchant de son regard curieux et un peu bête des graines tombés au sol. S’agissant de son alimentation, Thomas Herbert raconta que l’oiseau pouvait manger n’importe quoi car il pouvait même digérer des cailloux que l’on a trouvé après lui avoir ouvert l’estomac. Mais ce comportement n’est pas spécifique au dodo car nombre d’oiseaux comme l’autruche et le pigeon des Moluques ingurgitent des cailloux afin de faciliter la digestion de leurs aliments rustiques.

La femelle pondait un unique œuf qu’elle déposait sur un monticule d’herbe sèche qu’elle avait préalablement entassé en un nid.
Bien que sa chair fût détestable, dure et sèche, et que les hollandais qui avaient goûté le dodo l’appelaient Walgrogel (l’oiseau donnant la nausée), ces derniers durent s’habituer à cette chair rustique pour en faire une vraie délicatesse. Le dodo devint vite le repas quotidien des hollandais et chaque jour, il suffisait de capturer quatre à cinq dodos pour préparer un vrai festin pour tout un équipage.

La reconstitution du dodo à partir des fossiles, est exposée au musée d’histoire naturelle à Port-Louis, ainsi q’une peinture daté du 1626 de Roelandt Savery.

 

   
 
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