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culture>Architecture |
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L’île Maurice a hérité d’une architecture
coloniale du temps de l’occupation française et anglaise.
Les premiers édifices érigés par Mahé
de Labourdonnais ont nécessité le savoir-faire des
artisans du Pondichéry (Inde). On fit donc venir des maçons,
des charpentiers, des ferblantiers et d’autres artisans pour travailler
à la construction de certains bâtiments de la capitale, comme
la Government House située sur la Place D’Armes
de Port Louis, bâtie au XVIII siècle sur une initiative des
gouverneurs Maupin et Labourdonnais et dont la construction fut achevée
par le gouverneur Decaen en 1807. Ce bâtiment est le lieu où
siège aujourd’hui l’assemblée Nationale du pays.
Autre héritage
architectural, la Cathédrale Saint Louis à
Port Louis. Achevée en 1933, on a essayé de reproduire l’atmosphère
de Notre Dame de Paris ; ainsi la façade est sombre et des croix
celtiques ornent les corniches des tours dont la structure a été
faite pour absorber le maximum de lumière.
Les lieux
de culte pour les différentes ethnies de l’île sont eux
aussi de petits chefs d’œuvres d’architecture ; tels les
Mosquées, les Temples tamouls et hindous,
les Pagodes, que l’on peut voir à tous coins
de l’île.
Les maisons
coloniales évoquent un style de vie maintenant révolu.
Toute en bois, elle est munie d’une varangue, sorte de hall d’entrée,
qui occupe la plupart du temps le devant d’une maison. Un des plus
beaux exemples de maison coloniale est la maison Eureka,
située à Moka. Au milieu d’un immense jardin, cette
maison a été rénovée et est désormais
ouverte au publique.
Les maisons
coloniales étaient certes nombreuses jusqu’au XIX siècle
et au début du XX siècle, mais elles furent toutes détruites
par les cyclones violents qu’a connu l’île durant ces
siècles. On retiendra les dégâts causés par les
cyclones Carol, Féringa et autres aux maisons coloniales comme aux
demeures précaires des laboureurs, faites de feuilles de tôle
et de briques posées sur le toit, et qui décoraient joliment
les champs de cannes. Dès cette période on voulut sacrifier
la beauté des maisons coloniales pour des mûrs de béton,
plus rassurant pour les mauriciens.
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