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Quelques arbres communs :
Le banian (la Fouche) ;
Etymologie ; Ficus microcarpa syn. Ficus retusa
Famille : Moraceae
Description ; Le banian est un grand arbre à l’allure mystique
avec son tronc tortueux et ses grandes racines serpentant au niveau du
sol. Ses feuilles sont persistantes et ont l'aspect du velours au touché. Elles sont de couleur vert foncé virant vers une couleur jaunâtre
à orangé avant de se détacher de la plante. Le fruit du
banian est une petite baie rouge et farineuse qui ne se mange pas. Son
port est érigé, puis étalé. Très apprécié
pour son ombrage, le banian fut planté tout le long de l’allée
du Jardin de la Compagnie au 18ème siècle à l’époque
où la Compagnie des Indes Orientale tenait un bureau administratif
à Port- Louis.
Par ailleurs, c’est un arbre sacré dans l’hindouisme,
appelé arbre symbole de vie : cette signification concerne aussi
bien les arbres à feuilles persistantes. Ils sont associés
à l'immortalité parce que leurs feuilles tombent chaque
année puis repoussent et symbolisent ainsi la régénération.
Aussi, dans les villages, plusieurs cultes d’hindouisme se pratiquent
au pied de cet arbre vénéré. Les femmes vêtues
de saris rouges ou oranges font des offrandes, des prières, des incantations
au dieu Vishnu à travers l’arbre qui est réputé
représenter le symbole de vie.
Le bananier
Etymologie ; Musacées acuminata
Famille ;
Description ; Originaire de l’aire indo Malaisienne, la première
introduction de bananiers à Maurice remonte au 18ème siècle.
Le bananier s’accommode très bien au climat chaud et humide
de l’île ; il a besoin d’une
température avoisinant les 20 à 25 degrés et d'un apport
assez important en eau. On peut voir de nombreuses petites bananeraies
sur les hauts plateaux.
Les Bananiers sont des plantes herbacées, vivaces par ramifications
de la partie souterraine de la tige. Les pseudo troncs sont tendres et
de couleur vert pâle. Chaque tige fructifie, se fane et meurt,
remplacées par les rejetons latéraux. Ainsi, les bananiers
ne sont souvent que des herbes géantes dont la vie n’excède
guère une année mais dont la pérennité est
assurée par une succession végétative.
Chaque tige donnant plusieurs rejets, le bananier, à l’état
sauvage ou laissé à l’abandon, forme une touffe épaisse
de pseudo troncs de divers âges. La tige vraie, courte et épaisse,
est fréquemment nommée rhizome, bulbe ou encore souche, sans que ces termes
soient parfaitement appropriés. Elle produit
de nombreuses racines. Le bourgeon terminal forme ensuite une inflorescence. La tige s’allonge au cœur du faux tronc, pour finalement
apparaître au milieu du bouquet foliaire. Généralement,
l’inflorescence se recourbe alors vers le sol et pend obliquement
ou verticalement. L’axe floral ou rachis porte une série
de groupes de fleurs, ou « mains » disposées en spirale.
Les premières mains sont uniquement des fleurs à caractère
femelle dont les ovaires se développeront en bananes.
Un bananier ne donne qu’une série de feuilles et qu’un
seul régime, puis disparaît.
Utilisation ; Symbole de pureté pour l’hindouisme, le bananier
est traditionnellement utilisé lors de mariages pour orner l’entrée
de la maison des nouveaux mariés.
La bougainvillée
Etymologie ; Bougainvillea glabra
Famille ; Nytaginacée
Description ; On dit indifféremment bougainville, bougainvilléa,
bougainvillée ou bougainvillier. Cet arbuste tient son nom du navigateur
français, le comte Louis Antoine de Bougainville, qui fit la découverte
de cet arbuste au cours d’une expédition qu’il commandait
entre 1766 et 1769.
C'est une plante grimpante dont les fleurs sont mauves le plus souvent,
mais dont les nuances peuvent aller du blanc pur au pourpre, en passant
par le rose corail ou le jaune indien. C'est un buisson de lumière,
le plus connu des joyaux de la flore tropicale.
Ornement des jardins et des plages, il est une des plantes les plus courantes
dans l'île. Il doit à sa rusticité d'être abondamment
employé, principalement dans l'Ouest à la saison sèche
bien marquée. Une telle haie vive clôturerait fort bien un
jardin. Ainsi va la légende de Mario, ce jeune esclave sauvé
de ses maîtres grâce à une bougainvillée qui
a émergé miraculeusement devant lui.
Les racines de cette liane sont volumineuses. Il se reproduit par boutures.
C’est une plante grimpante ornementale, rouge, jaune, blanche ou
violette.
Le cocotier
Etymologie ; Cocos Nucifera
Famille ; Palmaceae Arecaceae (Genre: Voanioala)
Description ; Le cocotier possède un tronc lisse pouvant atteindre
jusqu'à 30 m de hauteur et est couronné par une vingtaine de feuilles
d'environ 5 m de longueur et de 1 m de largeur. Les fleurs donnent de
grosses drupes dont chacune se compose d'une graine, la noix de coco,
et d'une enveloppe fibreuse. A l'intérieur de la noix se trouve
l'endosperme qui contient un liquide sucré qui se transforme
en coprah après dessiccation. Sans doute originaire du Sud-est
asiatique, le cocotier s'est répandu de part le monde en raison de sa qualité
d'arbre aux cent usages. La noix de coco
de la forêt est un arbre robuste, monoïque et à un seul
tronc. Son tronc fait 15 à 20 m de haut et a un diamètre de
35 cm environ.
Ses 15 à 20 feuilles font près de 5 m de long. Cet arbre
pousse dans la forêt primaire sur des sols de vallée marécageux
et sur des pentes plates à 400 m au-dessus du niveau de la mer.
Utilisation ; Le cocotier procure à l'homme de très
nombreux produits qui lui sont d'une grande utilité. C'est l'arbre
le plus cultivé dans le monde. On le cultive surtout pour ses fruits.
Le cocotier possède, outre ses fruits, bien d'autres parties utilisables par l'homme. Les racines sont utilisées en
pharmacie, vous en trouverez d’ailleurs sur les étales des
marchands de tisane du marché central, le « Grand Bazar ».
Le tronc est utilisé pour les charpentes ; les feuilles pour la confection de nattes,
de chapeaux. La pulpe, blanche et savoureuse, tapisse l'intérieur de la coque lorsque la noix est
mure.
Le Filao ;
Etymologie ;
Famille ; Casuarina
Description ; Le filao est un grand arbre pouvant atteindre 8 à
10 mètres de hauteur que l’on trouve au bord de mer principalement.
C’est un arbre parfaitement adapté aux vents sauvages qui
soufflent de la mer et au sol sablonneux des bords de mers où il
pousse. Ainsi, les feuilles du filao sont en fait de longues aiguilles
vertes qui résistent aux vents contrairement aux larges feuilles
qui s’abîmeraient quand le vent souffle avec ardeur. Ses graines
sont rugueuses lorsqu’elles sont vertes et le deviennent encore
plus en séchant. Elles possèdent de redoutables petites épines, il est donc conseillé de se munir de tongues bien résistantes lorsque
gisent des graines de filao sur les plages.
L’importance du filao dans la flore mauricienne est considérable
car le filao aide à la préservation des belles plages de sable fin.
En effet, ses racines, en s’infiltrant dans le sol, empêchent
l’érosion du sable.
Utilisation ; Dans les pays tropicaux comme à Maurice, le filao
devient sapin de Noël en période de fêtes. Décoré
avec des rubans et des guirlandes, le filao est un très bon remplaçant
au sapin original.
Le flamboyant:
Etymologie ;
Famille ;
Description ; Ce très bel arbre à cime largement étalée
est originaire de Madagascar et est cultivé sous les tropiques pour sa
généreuse floraison en saison chaude qui le couvre de fleurs
rouges ou écarlates (il existe des variétés à
fleurs jaunes ou blanchâtres). Le feuillage très fin, rappelant
celui du jacaranda, est caduque. Les fruits sont des gousses ligneuses,
de 20 à 80 cm de long, marron foncé, renfermant des graines
ressemblant à des noyaux de datte.
Ces graines devront être plongées dans l'eau bouillante (arrêter
alors le feu) et trempées 24 heures avant d'être semées.
Le flamboyant demande un sol profond, afin d'y développer son puissant
système racinaire qui lui permet de résister à la
sécheresse sans dommage. On peut l'utiliser en arbre isolé
sur un vaste terrain ou en alignements. La floraison rouge écarlate de cet arbre monumental annonce l'hivernage.
Le manguier ;
Famille ; Anacardiacées
Description ; Arbre originaire d’Asie dont le fruit est très
apprécié, le manguier existe en plusieurs variétés
à Maurice. C’est un arbre qui atteint parfois 30 à
35 m de haut ;d’une grande longévité, il est très
répandu sous les tropiques comme l’île Maurice où
l’on plante souvent des manguiers dans son jardin ou le long des
avenues comme à Port Louis. Son feuillage rouge quand il est
encore jeune, devient vert sombre, très épais, persistant
même avec une saison sèche prolongée, et donne beaucoup
d’ombre. A Maurice, les plus beaux manguiers se trouvent dans les
régions plus sèches comme Port Louis et le nord parce que
la pluie, la rosée, ou tout autre forme d’humidité
très forte provoquent des coulures et favorisent des maladies chez
la plante.
L’eucalyptus;
Etymologie ; Eucalyptus globulus
Famille ; Myrtacées
Description ; Originaire de Tasmanie en Australie, où l’arbre
existe en 600 variétés, l’eucalyptus aime les climats
chauds et tempérés. Cet arbre d'une hauteur moyenne de 30 mètres
de haut, a l'écorce lisse vert cendré qui se desquame
en bandes. L'arbre est reconnaissable par son port élancé
et à son écorce en lambeaux grisâtre lorsque celle-ci se renouvelle. Ses feuilles sont longues
et tombantes, recourbées en forme de lame. Les fleurs sont de couleur
blanchâtre avec un calice en forme de toupie surmontée d’une
coiffe formant la corolle qui tombe lors de l’épanouissement.
Les fruits sont des capsules dures, anguleuses et verruqueuses, à
4 loges contenant de nombreuses graines sombres. Son bois est rouge et
dégage une trè forte odeur aromatique.
Utilisation ; L'eucalyptus possède des vertus médicinales
certaines. On extrait de ses feuilles et de ses rameaux une huile essentielle
par distillation à la vapeur d'eau ; elle est un puissant antiseptique
respiratoire, et est reconnue pour ses vertus astringentes, stimulantes et
anti-inflammatoire de principe actif.
Quelques arbres plus rares ;
Le baobab:
Étymologie : "baobab" dérive de l'arabe "bu
hibab", "fruit aux nombreuses graines" ou "lobab",
"noix" ou "amande" (in De plantis Aegypti Liber de
Prospero Alpina - Venise 1592).
Famille ; Bombacées, vient de bomba, idiome de la Guinée
équatoriale
Description ; Le baobab est un très grand arbre pouvant atteindre
jusqu’à 20 mètres de hauteur. De nos jours, le seul
individu de cet espèce à L’île Maurice se trouve dans
la cour du musée d’histoire naturelle à Port-Louis.
Son écorce est lisse et brune. Ses feuilles caduques n’apparaissent
chez les baobabs des zones arides comme à Madagascar qu'entre
juillet et janvier. Néanmoins, à Maurice qui offre un climat
plus frais et mieux arrosé, le baobab garde ses feuilles toute
l’année. La plante fleurit d’une manière éphémère
entre le mois de mai et août. Les fleurs sont pollinisées par
les chauves-souris, la nuit. Le fruit du baobab, comme on le remarque dans
la cour du musée, est une calebasse pendante, d’environ
30 cm de long, appelée « pain de singe » en Afrique .
Sa largeur est exceptionnelle : son tronc peut approcher 30 mètres
de circonférence, soit 9,5 mètres de diamètre. Sa
forme, rétrécie au sommet, le fait comparer à une
bouteille. Ce n'est pas faux, car il est constitué de tissus
parenchymateux gorgés d'eau. Le Baobab peut emmagasiner plus de
120 000 litres d'eau pour faire face aux sécheresses prolongées.
Originaire du continent africain, le baobab nous vient surtout des régions
semi-arides de Madagascar (7 espèces recensées dont l'Adansonia
fony), en Afrique (1 espèce l'Adansonia digitata) et en Australie
(1 espèce). La Durée de vie de cet arbre peut se prolonger
jusqu’à 1 000 à 2 000 ans. Cela lui a donné
le titre d’arbre symbolique car du fait de sa longue vie, on l’associe
à la sagesse et à la persévérance.
Utilisation : les feuilles sont notamment utilisées comme antidiarrhéique,
fébrifuge, anti-inflammatoire et antifilarien. La poudre de feuilles
desséchées est antianémique, antirachitique, tonique,
émollient, anti-dysentérique, antiasthmatique et antirhumatismal.
Le fruit, dont le goût acide est assez plaisant, est utilisé
pour la préparation de boissons rafraîchissantes. Le tronc,
évidé sur pied, peut servir d'abri. Son bois ne sert pas
en charpente, mais pour le papier et pour la fabrication de certains instruments
de musique. L'écorce, enfin, sert à faire des cordages.
L’ébénier ;
Étymologie : du grec ebenos, et de l'égyptien hebeny
Famille ; Ebénacés
Origine : Afrique et Asie équatoriales.
Description ; Le bois d’ébène est un bois précieux
qui fut l’objet d'un commerce abusif au 18ème siècle.
Maintenant très rare, il reste toutefois quelques spécimens
de cet arbre dans nos forêts. L'ébénier atteint sa
taille adulte seulement au bout de 40 ans, et c’est alors que son
tron prend le plus de volume. Il est donc facile de voir la raison pour laquelle
l’ébène de Maurice n’as pas pu résister
à ce commerce intensif dont il était l’objet car on
ne donnait pas le temps aux arbres de se régénérer
en les coupant plus vite qu’ils ne pouvaient se reproduire.
Le bois d'ébène mérite très bien son statut
de bois précieux d’une part par sa rareté et d’autre
part par ses qualités physiques. En effet c’est un bois très
dense et de fait très dur, et il a aussi une couleur qui peut être
magnifiquement mise en valeur par le travail de polissage. On utilise l’ébène
surtout pour la fabrication de meubles haut de gamme ainsi que pour des sculptures.
Certaines variétés d’ébène donnent
un bois uniformément noir, d'autres un bois plus ou moins veiné.
A Maurice, on trouve seulement la variété uniformément noire. Ses
feuilles sont simples et entières, et ses fleurs d'un blanc jaune.
Le fruit contient plusieurs gousses de couleur marron-rouge.
le Sugar Palm (le palmier à sucre) ;
Cette variété de palmier est unique à l’île
Maurice et on peut en trouver quelques spécimens au jardin botanique
de Pamplemousses. Il doit son nom sans doute au fait que le palmier, quand
il est encore jeune, peut donner du sucre. Il suffit de battre le jeune
arbuste avec un bâton pour laisser couler la sève qui en
séchant se transforme en de petits cristaux de sucre ressemblant
à du caramel. Cette sève, lorsqu’elle est fermentée,
peut donner une liqueur. En outre, une autre partie de cette plante
peut avoir une utilité, ce sont les feuilles, fibreuse «
gomufibre » dont on se sert pour la fabrication de produits
artisanaux.
Le palmier Talipot (Corypha umbraculifera) ;
Cette variété de palmier dont le nom latin veut dire fleurs
portées au sommet comme une ombrelle se trouve uniquement au jardin
de Pamplemousses. Sa canopée est l’une des plus impressionnante
avec ses rangées de larges feuilles de palmier mesurant 3m 50 de
diamètre. Elle assure son statut d’espèce unique. Le
Talipot ne fleurit qu’après avoir atteint l’âge
de 40 à 60 ans et non pas un siècle comme il est souvent
prétendu. Sa floraison, grande de 6 mètres est magnifique
; elle est en fait composée d’environ 50 millions de fleurs
minuscules. La plante décède après sa floraison.
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